C’est à Beaumarchais, que l’on doit la formule bien connue « Tout finit par des chansons ». La comédie Le Mariage de Figaro s’achève en effet sur ces vers :
Or, Messieurs la comédie
Que l’on juge en cet instant,
Sauf erreur, nous peint la vie
Du bon peuple qui l’entend.
Qu’on l’opprime, il peste, il crie,
Il s’agite en cent façons,
Tout finit par des chansons.
Dans le même Mariage de Figaro, à la scène 1 de l’acte IV, Beaumarchais fait dire à son héros :
« Depuis qu’on a remarqué qu’avec le temps vieilles folies deviennent sagesses et qu’anciens petits mensonges assez mal plantés ont produit de grosses, grosses vérités, on en a de mille espèces. »
Ce passage aurait été emprunté au Moyen de parvenir, le chef-d’œuvre de François Béroalde de Verville, paru en 1617. On peut y lire en effet une réplique quelque peu semblable :
« Petits poupaux de lait, je vous avertis que vieilles folies deviennent sagesses ; et les anciens mensonges se transforment en de belles petites vérités
dont vous savez extraire à propos l’essence vivifiante. »
Extrait du Petit dictionnaire des grandes phrases de l’Histoire (Henri Pigaillem).
A bientôt et portez-vous bien !