Mercredi 12 novembre 2008 3 12 /11 /Nov /2008 20:23



Les chandelles étaient alors confectionnées non plus avec de la graisse de bœuf ou de mouton mais avec de la cire d’abeille, et éclairaient jusqu’à deux fois plus longtemps. Jean Racine mit du reste à profit ce temps gagné en lumière en écrivant des tragédies plus longues, ce qui explique que la plupart de ses œuvres durent deux heures. A Versailles, les représentations théâtrales avaient souvent lieu dans les décors de l’Escalier des Ambassadeurs. Ce soir-là, les comédiens de l’Hôtel de Bourgogne jouaient devant Louis XIV. Ils voulurent combler le roi en finissant leur représentation par des improvisations qui ne s’achevèrent qu’à l’extinction des chandelles de scène. Mais le monarque fit comprendre qu’il était inutile d’avoir fait évoluer la durée de l’éclairage si c’était pour assister à de médiocres spectacles. Il aurait dit : « Le jeu de ces messieurs de l’Hôtel de Bourgogne n’en valaient pas les chandelles. » D’où aurait découlé l’expression que nous connaissons sous une forme un peu différente.

Une autre version, plus tenace, assure qu’au Moyen Âge, lorsque les joueurs de dés ou de cartes, réunis dans les tavernes à la lueur des chandelles, perdaient les sommes qu’ils avaient misées, ils avaient coutume de dire que le jeu n’en valait pas la chandelle.

Extrait du Petit dictionnaire des grandes phrases de l’Histoire (Henri Pigaillem, City éditions, 2008).

A bientôt et portez-vous bien !



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