Mercredi 11 janvier 2012 3 11 /01 /Jan /2012 00:16

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Hôtel de Rohan-Guéménée
6, place des Vosges
75004 Paris
Tél. : 01 42 72 10 16

Métro : Saint-Paul, Bastille, Chemin-Vert
Ouvert tous les jours de 10h à 18h, du mardi au dimanche.

Victor Hugo vécut de 1832 à 1848 dans un appartement de 280 m² situé au second étage de l'Hôtel de Rohan-Guéménée. L'hôtel, parmi les plus beaux de la place Royale (aujourd'hui place des Vosges), fut construit par Isaac Arnauld, conseiller du roi et intendant des Finances, à qui l'emplacement avait été cédé en juin 1605, lors du lotissement du parc des Tournelles, à l'époque de la conception de la place. Vendu en 1612 au marquis de Lavardin et en 1621 à Pierre Jacquet, seigneur de Tigery, l'hôtel devint la propriété de Louis de Rohan, prince de Guéménée et resta dans cette illustre famille jusqu'en 1784.
 Deux balcons, aujourd'hui disparus, furent édifiés en 1785, au premier et au deuxième étage. En 1797, l'hôtel passa aux mains de la famille Péan de Saint-Gilles puis fut cédé par ses descendants en 1873 à la Ville de Paris. Une école y fut alors transférée.

L'hôtel se composait d'un corps de logis sur la place et de deux ailes en retour portant dix croisées de façade chacune et donnant sur la cour. Celle-ci, bordée d'écuries et de remises, communiquait avec l'impasse Guéménée. De nouveaux aménagements intérieurs furent effectués pendant la deuxième moitié du XIXe siècle.

C'est en 1902, année du centenaire de la naissance de Victor Hugo, qu'à l'initiative de Paul Meurice put être créé le musée. Cet ami fidèle fit don à la ville de Paris d'un fonds de dessins du poète, de livres, de manuscrits, de meubles et d'objets, qu'il compléta de commandes et d'achats à de nombreux artistes contemporains. L'inauguration de la Maison de Victor Hugo eut lieu le 30 juin 1903.

En juin 1852, alors que le poète proscrit s'était réfugié à Bruxelles depuis le 12 décembre 1851, son mobilier fut mis aux enchères et ses biens dispersés. Certains furent alors achetés par des amis, Paul Meurice avant tout. Ce sont ceux-là qui aujourd'hui permettent, avec ceux que Victor Hugo avait emportés en exil, de reconstituer l'atmosphère de ses lieux de vie.

En effet, adoptant un parti chronologique, la visite propose aujourd'hui une évocation des trois grandes étapes de la vie de l'écrivain, telles qu'il les avaient lui même définies dans Actes et Paroles : Avant l'exil, Pendant l'exil, Depuis l'exil.

La bibliothèque de la Maison de Victor Hugo :
Elle abrite un fonds important de 11 000 ouvrages appartenant aux XIXe et XXe siècles.

Fonds consacré à Victor Hugo :
-principales éditions originales des oeuvres de Victor Hugo, éditions modernes ;
-éditions illustrées XIXe et XXe siècles ;
-biographies sur l'écrivain et son entourage ;
-catalogues d'expositions en France et à l'étranger ;
-documentation sur les dessins de Victor Hugo (livres, travaux d'analyse, catalogues...) ;
-ouvrages critiques ;
-écrits, mémoires de l'entourage familial (Le Général Hugo, Madame Hugo, les frères de l'écrivain Abel et Eugène, la descendance).

Fonds consacré au XIXe siècle :
-correspondances et oeuvres littéraires des contemporains de Victor Hugo ;
-études littéraires et historiques ;
-catalogues d'expositions.

Réserve de livres précieux :
-ouvrages dédicacés ;
-éditions enrichies de plusieurs documents.

Fondateur du musée, Paul Meurice fait don de ses propres livres, ce qui a permis de constituer la base de la bibliothèque actuelle.
Il s'agit des éditions originales des oeuvres de Victor Hugo, en édition séparées et collectives. Ces ouvrages font partie du vaste ensemble de la donation Meurice.

La réserve est constituée d'éditions rares auxquelles on a ajouté divers documents : lettres, photographies, dessins...

On y trouve :
- une édition originale de L'Art d'être grand-père (1877) enrichie des photographies des petits-enfants de Victor Hugo ;
- la première édition française des Chansons des rues et des bois (1866) avec en frontispice un dessin original de Victor Hugo dédicacé à Paul Meurice ;
- l'édition française des Châtiments (1870) portant incrustée sur la couverture, une abeille en fil doré provenant du trône des Tuileries et des vers autographes de l'écrivain ;
- l'exemplaire des Contemplations (1856) de Madame Hugo, renfermant une aquarelle de Louis Boulanger, des photographies, des lettres...

Certaines éditions originales portent de belles reliures : fers romantiques, reliure à la cathédrale, reliures japonisantes.

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