
Petite confidence sans intérêt de la part d'Amélie Nothomb mais qui permet de revenir sur son récent voyage éclair à Montréal, où elle rencontrait ses lecteurs québécois. Dans une interview
accordée à Cyberpresse, l'écrivaine déclare à propos des rencontres avec les lecteurs : « Ce sont des moments de vérité où je constate si j'ai eu raison ou non de publier ce livre. En général,
mes lecteurs sont généreux. Quand j'écris, dit-elle plus loin, je me mets dans un état physique et mental qui n'est pas normal. J'appelle ça descendre dans le sous-marin de l'écriture. Si je
donne la parole à un meurtrier, il s'agit pour moi de devenir ce meurtrier. Et Dieu sait si j'en ai mis au monde, des monstres ! Et des terribles ! ». Quant à son dernier livre Le voyage d'hiver
: « Je suis tombée enceinte de ce livre après ma énième fouille à l'aéroport de Moscou, en février 2008. Je bipe toujours dans les portiques de sécurité, je ne sais pas pourquoi. Et j'ai eu droit
à une fouille moscovite, extrêmement musclée. Ça m'a énervée ». Et c'est là qu'elle s'est demandée quelles pourraient être les motivations d'un terroriste. Elle achève par la confidence dont je
parlais et sur laquelle personne ne lui demandait appremment de s'exprimer : « Je lis n'importe quel vers, et je me fous complètement de ceux d'Alfred de Vigny. » Et bien moi je ne déteste pas
Amélie Nothomb. Tout ça pour répondre avec gentillesse à tous mes visiteurs qui semblent penser que je n'aime que la littérature classique.