
SOURCE : www.linternaute.com
Jean-Jacques Rousseau vécut au Mont-Louis de 1757 à 1762, il y composa ses plus grandes œuvres : Julie ou la Nouvelle Héloïse, La lettre à d’Alembert sur les spectacles, Du Contrat Social, Emile ou de l'Education. Il fuit Paris, « ville de bruit, de boue et de fumée », afin de trouver un lieu plus proche de la nature. A Montmorency, il trouve dans son jardin et son « Donjon », un lieu propice pour développer son « système » philosophique.
Le musée est constitué de la maison de Jean-Jacques Rousseau, le Mont-Louis, petite maison rurale du 17ème siècle et de la Maison des Commères, actuellement bibliothèque d’études
rousseauistes.
Jean-Jacques Rousseau s’installe au Mont-Louis avec sa compagne Thérèse en décembre 1757. Ils étaient arrivés à Montmorency l’année précédente, accueillis par Mme d’Epinay dans sa demeure de
l’Ermitage. Les relations de Rousseau avec Mme d’Epinay se détériorant, Jean-Jacques est contraint de quitter l’Ermitage rapidement : il cherche un nouveau logement, proche, où il pourrait
trouver le calme et le repos nécessaire à son travail. M. Mathas, procureur fiscal, lui propose pour un loyer modeste sur le fief du Mont-Louis, une petite demeure rurale en assez mauvais
état.
Jean-Jacques Rousseau doit faire effectuer des travaux pour consolider le plancher de sa chambre et pour mettre une porte à son « donjon », petite gloriette au fond du jardin qu’il utilise comme lieu de travail. Là, il achève La Nouvelle Héloïse et rédige La lettre à d’Alembert sur les spectacles, Les lettres à M. de Malesherbes, L’Emile ou de l’éducation et Le Contrat social. La parution de l’Emile en 1762, condamné par le parlement de Paris, le force à quitter précipitamment le Mont-Louis pour fuir en Suisse.
La ville de Montmorency acquière la demeure en 1946, dans le but de mener à bien « la restauration, l'aménagement, la conservation et la mise en valeur de la maison dite Le Petit Mont-Louis ». En
1952, la maison restaurée accueille le mobilier provenant de l’Ermitage légué à la commune en 1878.
La « Maison des Commères », appelée ainsi par Thérèse en raison de ses deux locataires qui « … se fourraient partout et voulaient se mêler de tout » est également acquise par la ville en 1974.
Quatre ans plus tard, elle devient la bibliothèque d’études rousseauistes regroupant plus de 40 000 titres concernant le philosophe et son siècle. Elle conserve également les archives historiques
de la ville.
Les collections du musée naissent en 1878 lors du décès d’Alphonse Huet, propriétaire de l’Ermitage. Il lègue à sa mort du mobilier réputé avoir appartenu à Rousseau ; il est ainsi décrit :
-la couche de Rousseau,
-la table sur laquelle il a écrit sa Nouvelle Héloïse,
-son baromètre,
-deux chiffonniers,
-une petite étagère,
-2 bocaux de cristal dont Rousseau abritait sa lumière, pour pouvoir lire le soir dans le jardin
-la couche de Thérèse.
Bien que l’appartenance à Rousseau ne soit pas avérée, ces objets fondent le premier musée Rousseau de Montmorency. Cependant, la ville ne dispose pas encore d’un lieu propice à leur exposition ; ce n’est qu’en 1952, après l’acquisition de la maison du Mont-Louis par la ville, que les collections trouvent leur place définitive. Des expositions portant sur Rousseau et Montmorency sont organisées dans l’agrandissement 19ème siècle du bâtiment.
Au début des années 80, le musée est entièrement rénové et restauré. Parallèlement, une restitution historique de la maison est réalisée à partir d’un inventaire du mobilier de Rousseau, réalisé
en 1758, ainsi que de témoignages écrits et de l’imagerie su 18ème siècle. Ainsi, le mobilier historique de la maison est complété par des objets proches de ceux du philosophe.
Depuis 20 ans, la collection s’enrichit régulièrement d’éditions originales, de lettres manuscrites autographes, de peintures, de sculptures, d’objets d’art… présentés lors d’expositions
temporaires. Des œuvres d’art majeures sont acquises : en 2001 l’herbier réalisé par Jean-Jacques Rousseau pour Madelon Delessert, est acheté en vente publique à Paris. En 2007, le portrait de
Rousseau peint par Maurice-Quentin de la Tour entre également dans les collections du musée.
Pour en savoir plus :
http://www.litterature-lieux.com/EsMaker/index.asp?Clef=24