Lundi 15 mars 2010 1 15 /03 /Mars /2010 00:25

Couverture Tallemant des Réaux

Dans quelques jours paraîtra dans les librairies ma nouvelle biographie, celle du célèbre Tallemant des Réaux, l'auteur des non moins célèbres Historiettes, chers, l'un et l'autre, aux historiens, surtout aux spécialistes du XVIIe siècle. Tallemant des Réaux, cité très fréquemment dans les biographies et autres essais historiques, est incontestablement à l'origine de tout, ou en grande partie, ce que l'on connaît de Louis XIII et son temps. Il était naturel de rendre hommage à cet auteur de chroniques malicieuses en lui consacrant, pour la première fois, une biographie au sens strict du terme, c'est-à-dire non romancée. A travers cet ouvrage, réalisé en partie grâce à des documents inédits exhumés de la médiathèque de La Rochelle, ville d'où il était originaire, je me suis efforcé de montrer au lecteur une autre facette de Tallemant des Réaux écrivain. En effet, celui-ci fut aussi l'auteur de nombreux poèmes, mazarinades, épîtres (dont de larges extraits sont pour la première fois publiés dans mon livre), et même d'une tragédie, Edipe (orthographiée ainsi), que j'ai minutieusement déchiffrée et reproduite dans son intégralité à la suite de la biographie. Amateurs ou passionnés de théâtre seront, je le souhaite, ravis de découvrir cette pièce entièrement inédite. Tout comme je souhaite qu'elle fera parler d'elle dans les milieux professionnels du théâtre. Un évènement en somme !

Pour ajouter quelques mots de présentation à cette biographie de Tallemant des Réaux, rien de mieux que de citer un extrait de la préface, que Jean Mesnard, de l'Institut, m'a fait l'honneur de rédiger :

À travers le XVIIe siècle c’est toute une série d’avenues que trace l’existence de Tallemant des Réaux, féconde en épisodes pittoresques et en rencontres mémorables, et surtout racontée avec le naturel et le charme de son rare talent dans son œuvre majeure, les Historiettes. En ces avenues, Henri Pigaillem fait découvrir de multiples paysages, dont la succession rapide et dense retient constamment l’attention du lecteur. On se plaît à la découverte d’un passé dont le prestige et la grandeur avérées se composent souvent, au point de se faire quelquefois oublier, avec la fantaisie et la légèreté.
Tallemant des Réaux, ce peintre de son temps et de sa famille est aussi un peintre de lui-même. Pour cette part de sa création, comme pour le reste, la qualité d’historien n’est pas celle qui lui conviendrait le mieux, quoiqu’elle lui appartienne par la bande. On peut même hésiter à employer à son sujet la catégorie de l’autobiographie, parce que sa personne, dans son œuvre, entre dans un cadre qui la déborde largement. Il serait tentant d’esquisser un rapprochement avec Montaigne, mais hélas ! les Historiettes ne sont pas les Essais. Quoi qu’il en soit, la présence du moi, chez lui comme chez celui qu’il a certainement lu avec attention, parce qu’il était l’un des auteurs les plus appréciés de son temps, est caractéristique. Henri Pigaillem l’a bien compris, qui s’est attaché, non pas à construire un portrait en forme de son héros, mais à le rendre présent et vivant par une innombrable série de notations regroupées par thèmes plutôt que dans une perspective chronologique... (Jean Mesnard, de l'Institut).


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